Le violon fêlé lyrics

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Le violon fêlé lyrics

A
arbomensis

0 Views • Jan 17, 2026

Description

Chanson gothique narrative à texte.
Lyrics video — musique et paroles originales.
Univers narratif : Sanen.

« Le Violon Fêlé » est raconté du point de vue d’un instrument,
compagnon de création et témoin silencieux de Kael.

Il parle d’un amour qui consume,
d’un artiste qui se vide pour aimer,
et d’une muse encore humaine,
dont la blessure transforme sans le vouloir ce qu’elle touche.

Le violon ne juge pas.
Il voit la destruction avant qu’elle n’advienne,
il souffre,
et pourtant il accepte,
par fidélité à celui qu’il appelle son frère.

Ce chant n’est pas une histoire d’amour idéalisée,
mais le récit d’un lien sacrificiel,
où l’art, l’amour et la perte s’entrelacent,
jusqu’à ce que la mort elle-même devienne passage,
et non rupture.

——— LYRICS ———


"Le violon fêlé"

Je me souviens du vent sur nos fenêtres,
de tes doigts qui cherchaient une note.
Avant la peinture et le paraître,
le monde vibrait entre toi et moi.

Tu as rangé mes mélodies dans l’ombre,
pour des soirées qui t’emportaient trop vite
J’entendais l’huile, les nuits qui tombent,
et ton silence au bord des toiles strictes.

Elle parlait d’art comme on vend l’or,
sa voix coupait nos rires d’avant
J’ai voulu crier de tout mon corps,
que son regard t’éteindrait doucement

Je vibrais pour toi, même oublié,
Je vibrerai pour toi, même éloigné
je garderai ta note au fond de mes plaies.
sans ton souffle en moi, je ne suis que bois fêlé.

Tes larmes ont glissé dans mes fibres,
cherchant un coin pour s’apaiser.
Nous avons pleuré comme dans un livre
qu’elle tente sans cesse de refermer.

Je l’ai haïe pour t’avoir détourné,
je l’ai comprise pour son armure.
Je ne l’absous pas de t’avoir brisé,
mais je vois d’où venait sa blessure.

Je vibrais pour toi, même oublié,
Je vibrerai pour toi, même éloigné
je garderai ta note au fond de mes plaies.
sans ton souffle en moi, je ne suis que bois fêlé.

Une nuit, son monde s’est refermé,
et son écho s’est glissé dans ma voix.
“Memento mori”, souffle glacé,
Et sa tendresse apparaît en moi

Elle n’était plus souffle ni visage,
mais une muse née du chagrin.
Je suis devenu son doux passage,
pour te rendre ton propre chemin

Son pardon résonne, dans mes cordes,
une lumière que je n’ai pu retenir.
Et son souffle apaise ma fêlure.
nous sommes la fusion qui guérit les déchirures.

Et dans nos voix mêlées qui résonnent,
les ombres trouvent un endroit serein.
Ce que la vie sépare, la musique le pardonne :
et vos cœurs vibrent d’un même refrain.