Le masque de jade lyrics

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Le masque de jade lyrics

A
arbomensis

4 Views • Jan 17, 2026

Description

Chanson gothique narrative à texte.
Lyrics video — musique et paroles originales.
Univers narratif : Sanen.

« Le Masque de Jade » est raconté du point de vue
d’une protection silencieuse portée pour survivre.

De l’orphelinat aux bals éclairés,
le masque a permis à Sanen de tenir debout,
de traverser les regards,
et d’habiter un monde qui n’aurait pas supporté sa vérité.

Il ne ment pas par vanité,
mais par nécessité.
Il protège, il dissimule,
et observe comment l’on peut être aimé
sans jamais être vu.

Ce chant ne célèbre pas l’apparence,
il en montre le coût :
celui d’une identité maintenue intacte en surface,
tandis que l’être se fissure derrière le miroir.


——— LYRICS ———

"Le masque de jade"


Je me souviens du bal, des lustres et des roses,
Des rires polis, des âmes moroses.
Sous ma surface, elle respirait à peine —
Le jade pesait plus lourd que sa peine.

Vous l’avez crue fière, la tête haute, souveraine,
Mais je sentais trembler son cœur sous ses veines.
Vous l’avez crue forte, dorée par vos lumières,
Mais son souffle brûlait de peur et de prières.

Je me souviens du frôlement de ses doigts,
Quand elle me mettait pour n’être à personne.
Je me souviens du froid, quand sans moi,
Elle se sentait nue, indigne et orpheline.

Je suis le masque, témoin des faux éclats,
L’ombre dorée qui ment pour toi.
J’ai vu vos yeux l’aimer sans la voir,
Et sa beauté mourir dans le miroir.

Vous l’avez crue légère, rieuse, immuable,
Mais ses rires sonnaient comme du verre instable.
Vous l’avez crue pure, reflet de vos envies,
Mais je cachais ses larmes et ses insomnies.

Je me souviens du bal, de son parfum d’absence,
De son regard perdu derrière mes nuances.
Elle disait : “Encore un soir, et j’en aurai fini,”
Mais nul n’entendit son cri.

Je l’ai vue faillir, j’ai senti la cassure,
Un fil d’or a cédé dans ma parure.
Le monde riait, sans voir la fracture,
Et moi, je pleurais d’être son parjure.

Je suis le masque, brisé mais sincère,
Le gardien muet de sa dernière prière.
Vous l’avez crue reine, je l’ai vue mourir,
Sous les applaudissements du souvenir.

Je me souviens d’elle, sans gloire, sans fard,
Quand son visage a retrouvé le hasard.
Dans le silence, j’ai compris ma peine :
Mieux vaut la honte… que l’éternelle scène.