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Thm 3a video 5

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V
Vincent Gréciet

10 Views • Mar 20, 2020

Description

En politique, le fossé entre les partis de gauche et la France traditionnelle représentée par de Gaulle est profond. La nouvelle génération née après la guerre ne se reconnaît pas dans « le Père de la Nation ». La société s’est modernisée et rajeunit, ni les partis au pouvoir ni les partis d’opposition ne l’ont compris. En mars 1968, le journal le Monde écrit : « la France s’ennuie ». Le 1er mai, les défilés traditionnels (PS, PCF, syndicats…) sont perturbés par des jeunes dont l’un des leaders est Daniel Cohn Bendit et qui se réclament d’une nouvelle gauche. Après la fermeture de l’université de Nanterre (92) où ont commencé les troubles au mois de mars, les étudiants occupent le 3 mai 1968 l’université de la Sorbonne à Paris pour réclamer une réforme de leurs conditions de vie : les revendications ont eu pour origine la demande des étudiants d’avoir un libre accès aux dortoirs des filles. Quand la police occupe la Sorbonne pour en évacuer les « gauchistes », le mois de mai 1968 commence.
Le 7 mai, des étudiants dont Cohn Bendit passent en conseil de discipline, 3000 étudiants protestent, la police intervient. En moins d’une semaine, un simple mouvement étudiant devient une révolte générale de la jeunesse. Ces jeunes ne revendiquent pas le pouvoir même s’ils sont d’inspiration marxiste ; ils veulent un changement de société et proclament « l‘imagination au pouvoir », « prend tes désirs pour des réalités ». La population regarde les étudiants avec sympathie et en deux semaines la popularité de de Gaulle chute de 35%. Parce qu’ils n’ont pas obtenu la libération de leurs camarades emprisonnés, les étudiants construisent le 10 mai des barricades au Quartier Latin (quartier des universités au centre de Paris), les affrontements de la nuit avec la police font 400 blessés. La France est sous le choc, les syndicats et les partis de gauche rejoignent le mouvement et déclarent une journée de grève. Le 13 mai, 300 000 manifestants traversent Paris, pour la première fois depuis le début de la crise, on réclame le départ de Gaulle