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SH_trial - 22-12-2005 excerpt 01
Description
22 d�cembre 2005
jeudi 22 décembre 2005, 17h52
Saddam Hussein accuse la Maison blanche de mensonge
BAGDAD (Reuters) - Saddam Hussein a accusé l'administration américaine d'avoir menti en justifiant l'invasion de l'Irak au printemps 2003 par la présence d'armes de destruction massive.
Les responsables de "la Maison blanche sont des menteurs, ils ont dit que l'Irak avait des armes chimiques", a déclaré l'ancien président irakien à l'ouverture de la septième audience, particulièrement houleuse, de son procès devant le Tribunal spécial irakien à Bagdad.
"Ils ont menti encore lorsqu'ils ont dit que ce que disait Saddam était faux", a-t-il ajouté en faisant allusion au démenti opposé par Washington aux allégations selon lesquelles il aurait été torturé en captivité par l'armée américaine.
Mercredi, la Maison blanche a jugé "ridicules" ces allégations.
L'ancien raïs a réitéré jeudi ces accusations de torture et affirmé qu'on lui avait refusé à deux reprises l'accès à des soins durant sa captivité. Il a dit porter des marques sur son corps prouvant qu'il avait été torturé par les Américains mais n'est pas allé jusqu'à les exhiber et le juge n'a pas, pour l'heure, ordonné d'enquête à ce sujet.
"Nous n'avons pas reçu la moindre plainte de mauvais traitement des accusés, pas même lorsque nous les avons interrogés à ce propos", a déclaré à la presse le magistrat irakien Raed Djouhi, qui a engagé les poursuites contre Saddam Hussein. "Ils ont en permanence de l'électricité, et bénéficient d'une bonne hygiène et d'une bonne nourriture", a-t-il assuré.
Trois témoins ont déposé jeudi, en s'exprimant derrière un rideau pour préserver leur identité.
POLÉMIQUE SUR LES CAS DE CENSURE AU PROCÈS
Le procès de Saddam Hussein et de ses sept coaccusés s'est ouvert le 19 octobre. Ils doivent répondre du meurtre de 148 personnes à Doudjaïl, au nord de Bagdad, tuerie qui aurait été ordonnée par l'ancien raïs pour se venger d'une tentative d'assassinat en 1982.
La plupart du temps, pendant l'audience de jeudi, Saddam Hussein est resté assis tranquillement dans un fauteuil, au premier rang du box des accusés, tandis que son demi-frère et coaccusé Barzan Ibrahim al Tikriti accusait les procureurs d'être d'anciens membres du parti Baas.
"C'est la plus grave insulte que j'ai reçue dans ma vie, être associé à ce parti dont les membres ont du sang sur les mains", a répliqué un procureur, qui a demandé aussitôt à être relevé de ses fonctions en raison d'insultes personnelles venant des accusés, requête rejetée par le magistrat kurde qui préside le procès.
Barzan s'est ensuite plaint de la manière dont le procès était retransmis à la télévision. Les audiences sont diffusées avec un différé d'une demi-heure, pour permettre aux responsables judiciaires de censurer certaines images ou certains sons, ce qu'ils ont fait à certains moments lorsque s'exprimaient Saddam ou Barzan.
"Si le son est coupé de nouveau, j'ignore comment réagiront mes camarades mais personnellement je n'assisterai plus au procès", a dit Barzan. "C'est une pratique injuste et non démocratique."
Vers la fin de l'audience, le magistrat présidant le procès a ordonné le huis clos, Barzan demandant à lui parler en privé.
Le procès a ensuite été ajourné au 24 janvier, sans explications
jeudi 22 décembre 2005, 17h52
Saddam Hussein accuse la Maison blanche de mensonge
BAGDAD (Reuters) - Saddam Hussein a accusé l'administration américaine d'avoir menti en justifiant l'invasion de l'Irak au printemps 2003 par la présence d'armes de destruction massive.
Les responsables de "la Maison blanche sont des menteurs, ils ont dit que l'Irak avait des armes chimiques", a déclaré l'ancien président irakien à l'ouverture de la septième audience, particulièrement houleuse, de son procès devant le Tribunal spécial irakien à Bagdad.
"Ils ont menti encore lorsqu'ils ont dit que ce que disait Saddam était faux", a-t-il ajouté en faisant allusion au démenti opposé par Washington aux allégations selon lesquelles il aurait été torturé en captivité par l'armée américaine.
Mercredi, la Maison blanche a jugé "ridicules" ces allégations.
L'ancien raïs a réitéré jeudi ces accusations de torture et affirmé qu'on lui avait refusé à deux reprises l'accès à des soins durant sa captivité. Il a dit porter des marques sur son corps prouvant qu'il avait été torturé par les Américains mais n'est pas allé jusqu'à les exhiber et le juge n'a pas, pour l'heure, ordonné d'enquête à ce sujet.
"Nous n'avons pas reçu la moindre plainte de mauvais traitement des accusés, pas même lorsque nous les avons interrogés à ce propos", a déclaré à la presse le magistrat irakien Raed Djouhi, qui a engagé les poursuites contre Saddam Hussein. "Ils ont en permanence de l'électricité, et bénéficient d'une bonne hygiène et d'une bonne nourriture", a-t-il assuré.
Trois témoins ont déposé jeudi, en s'exprimant derrière un rideau pour préserver leur identité.
POLÉMIQUE SUR LES CAS DE CENSURE AU PROCÈS
Le procès de Saddam Hussein et de ses sept coaccusés s'est ouvert le 19 octobre. Ils doivent répondre du meurtre de 148 personnes à Doudjaïl, au nord de Bagdad, tuerie qui aurait été ordonnée par l'ancien raïs pour se venger d'une tentative d'assassinat en 1982.
La plupart du temps, pendant l'audience de jeudi, Saddam Hussein est resté assis tranquillement dans un fauteuil, au premier rang du box des accusés, tandis que son demi-frère et coaccusé Barzan Ibrahim al Tikriti accusait les procureurs d'être d'anciens membres du parti Baas.
"C'est la plus grave insulte que j'ai reçue dans ma vie, être associé à ce parti dont les membres ont du sang sur les mains", a répliqué un procureur, qui a demandé aussitôt à être relevé de ses fonctions en raison d'insultes personnelles venant des accusés, requête rejetée par le magistrat kurde qui préside le procès.
Barzan s'est ensuite plaint de la manière dont le procès était retransmis à la télévision. Les audiences sont diffusées avec un différé d'une demi-heure, pour permettre aux responsables judiciaires de censurer certaines images ou certains sons, ce qu'ils ont fait à certains moments lorsque s'exprimaient Saddam ou Barzan.
"Si le son est coupé de nouveau, j'ignore comment réagiront mes camarades mais personnellement je n'assisterai plus au procès", a dit Barzan. "C'est une pratique injuste et non démocratique."
Vers la fin de l'audience, le magistrat présidant le procès a ordonné le huis clos, Barzan demandant à lui parler en privé.
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