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Saddam & world under US propaganda
Description
mardi 15 octobre 2002, 18h58
Référendum de soutien à Saddam Hussein, l'ONU toujours divisée
BAGDAD (AFP) - Les Irakiens ont voté massivement mardi pour plébisciter Saddam Hussein, alors que les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, Etats-Unis et Grande Bretagne d'un côté, France, Russie et Chine de l'autre, continuent de s'opposer sur la méthode à employer face à Bagdad.
Le président américain George W. Bush a répété lundi soir qu'une intervention militaire contre l'Irak serait son "dernier recours" et a réclamé de nouveau une nouvelle résolution de l'ONU qui menacera le régime de Saddam Hussein de "conséquences" s'il ne supprime pas ses armes prohibées.
"Mon premier choix serait que Saddam Hussein fasse ce qu'il a dit qu'il allait faire et, au bout de onze ans, décide de désarmer. C'est à lui de choisir", a déclaré le président américain, pour qui désarmer Saddam Hussein est "aussi important" que de neutraliser la menace du réseau terroriste Al-Qaïda d'Oussama ben Laden.
Le président irakien "Saddam Hussein a la possibilité d'éviter" une guerre contre son pays, "mais cette fois-ci, c'est véritablement la dernière chance", a ajouté mardi dans le quotidien français Le Monde le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw.
Au même moment à Bagdad les premiers électeurs irakiens commençaient à faire la queue devant les bureaux de vote. Quelque 11,5 millions d'électeurs irakiens sont appelés à répondre par "oui" ou "non" à la question: "Etes-vous d'accord pour que Saddam Hussein reste président?"
Les bureaux de vote devaient fermer à 20h00 locales (17h00 GMT) et les résultats, qui ne font guère de doute, étaient attendus dans la nuit. Lors du dernier référendum en 1995, 99,96% des Irakiens avaient dit oui à Saddam Hussein et les officiels affirment s'attendre à un meilleur résultat cette année.
Ce référendum, présenté, dans la campagne et par les médias officiels comme "la réponse des Irakiens aux menaces américaines et sionistes", n'est "pas sérieux", a estimé mardi le porte-parole de la Maison Blanche.
A Paris, le président français Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schroeder ont affiché leur "convergence de vues" sur l'Irak en réaffirmant la primauté du Conseil de sécurité.
Le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov s'est entretenu mardi au téléphone avec son homologue français Dominique de Villepin sur la situation en Irak à la veille de l'ouverture d'un débat élargi au Conseil de sécurité de l'ONU.
La France et la Russie refusent d'inscrire dans une nouvelle résolution la possibilité d'un recours à la force automatique en cas de désobéissance de Bagdad, comme l'exigent Londres et Washington. Sans exclure une guerre, Paris veut que cette perspective n'intervienne que dans un second temps et soit du seul ressort de l'ONU.
M. Ivanov a aussi souhaité avec le Koweït un règlement rapide par des moyens politiques et sur la base des résolutions de l'ONU de la crise irakienne, après des entretiens à Moscou avec le vice-président du Parlement koweïtien Mishari al-Anjari.
"Relevant que Bagdad est prêt à offrir les conditions les plus favorables pour le travail des inspecteurs internationaux en Irak, (la partie russe) a souligné l'importance d'une reprise rapide par ceux-ci de leur tâche", a ajouté le ministère russe des Affaires étrangères.
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, en visite à Pékin, s'est dit convaincu qu'un consensus serait bientôt trouvé au sein du Conseil de sécurité. La Chine a appelé à une solution pacifique de la crise.
Hans Blix, le chef des inspecteurs en désarmement des Nations unies en Irak, doit être auditionné mardi pour la seconde fois depuis début octobre par le Conseil de sécurité, a-t-on appris de sources diplomatiques.
Cette audition fait suite à l'envoi par l'Irak au cours du week-end de deux lettres dans lesquelles Bagdad s'affirme prêt à recevoir les inspecteurs, sans toutefois clairement accepter l'ensemble des "arrangements pratiques" demandés par le chef des inspecteurs.
Sur le plan militaire, des avions américains ont bombardé mardi un centre de communications situé au sud-est de Bagdad, en réponse à des attaques de missiles sol-air et d'artillerie, a annoncé l'armée américaine.
Se préparant déjà aux conséquences d'un conflit militaire, l'Iran prévoit l'ouverture de camps pouvant accueillir jusqu'à 700.000 réfugiés irakiens, mais seulement de l'autre côté de sa frontière, a indiqué mardi le ministère de l'Intérieur.
Référendum de soutien à Saddam Hussein, l'ONU toujours divisée
BAGDAD (AFP) - Les Irakiens ont voté massivement mardi pour plébisciter Saddam Hussein, alors que les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, Etats-Unis et Grande Bretagne d'un côté, France, Russie et Chine de l'autre, continuent de s'opposer sur la méthode à employer face à Bagdad.
Le président américain George W. Bush a répété lundi soir qu'une intervention militaire contre l'Irak serait son "dernier recours" et a réclamé de nouveau une nouvelle résolution de l'ONU qui menacera le régime de Saddam Hussein de "conséquences" s'il ne supprime pas ses armes prohibées.
"Mon premier choix serait que Saddam Hussein fasse ce qu'il a dit qu'il allait faire et, au bout de onze ans, décide de désarmer. C'est à lui de choisir", a déclaré le président américain, pour qui désarmer Saddam Hussein est "aussi important" que de neutraliser la menace du réseau terroriste Al-Qaïda d'Oussama ben Laden.
Le président irakien "Saddam Hussein a la possibilité d'éviter" une guerre contre son pays, "mais cette fois-ci, c'est véritablement la dernière chance", a ajouté mardi dans le quotidien français Le Monde le ministre britannique des Affaires étrangères Jack Straw.
Au même moment à Bagdad les premiers électeurs irakiens commençaient à faire la queue devant les bureaux de vote. Quelque 11,5 millions d'électeurs irakiens sont appelés à répondre par "oui" ou "non" à la question: "Etes-vous d'accord pour que Saddam Hussein reste président?"
Les bureaux de vote devaient fermer à 20h00 locales (17h00 GMT) et les résultats, qui ne font guère de doute, étaient attendus dans la nuit. Lors du dernier référendum en 1995, 99,96% des Irakiens avaient dit oui à Saddam Hussein et les officiels affirment s'attendre à un meilleur résultat cette année.
Ce référendum, présenté, dans la campagne et par les médias officiels comme "la réponse des Irakiens aux menaces américaines et sionistes", n'est "pas sérieux", a estimé mardi le porte-parole de la Maison Blanche.
A Paris, le président français Jacques Chirac et le chancelier allemand Gerhard Schroeder ont affiché leur "convergence de vues" sur l'Irak en réaffirmant la primauté du Conseil de sécurité.
Le ministre russe des Affaires étrangères Igor Ivanov s'est entretenu mardi au téléphone avec son homologue français Dominique de Villepin sur la situation en Irak à la veille de l'ouverture d'un débat élargi au Conseil de sécurité de l'ONU.
La France et la Russie refusent d'inscrire dans une nouvelle résolution la possibilité d'un recours à la force automatique en cas de désobéissance de Bagdad, comme l'exigent Londres et Washington. Sans exclure une guerre, Paris veut que cette perspective n'intervienne que dans un second temps et soit du seul ressort de l'ONU.
M. Ivanov a aussi souhaité avec le Koweït un règlement rapide par des moyens politiques et sur la base des résolutions de l'ONU de la crise irakienne, après des entretiens à Moscou avec le vice-président du Parlement koweïtien Mishari al-Anjari.
"Relevant que Bagdad est prêt à offrir les conditions les plus favorables pour le travail des inspecteurs internationaux en Irak, (la partie russe) a souligné l'importance d'une reprise rapide par ceux-ci de leur tâche", a ajouté le ministère russe des Affaires étrangères.
Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, en visite à Pékin, s'est dit convaincu qu'un consensus serait bientôt trouvé au sein du Conseil de sécurité. La Chine a appelé à une solution pacifique de la crise.
Hans Blix, le chef des inspecteurs en désarmement des Nations unies en Irak, doit être auditionné mardi pour la seconde fois depuis début octobre par le Conseil de sécurité, a-t-on appris de sources diplomatiques.
Cette audition fait suite à l'envoi par l'Irak au cours du week-end de deux lettres dans lesquelles Bagdad s'affirme prêt à recevoir les inspecteurs, sans toutefois clairement accepter l'ensemble des "arrangements pratiques" demandés par le chef des inspecteurs.
Sur le plan militaire, des avions américains ont bombardé mardi un centre de communications situé au sud-est de Bagdad, en réponse à des attaques de missiles sol-air et d'artillerie, a annoncé l'armée américaine.
Se préparant déjà aux conséquences d'un conflit militaire, l'Iran prévoit l'ouverture de camps pouvant accueillir jusqu'à 700.000 réfugiés irakiens, mais seulement de l'autre côté de sa frontière, a indiqué mardi le ministère de l'Intérieur.
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