Description
Connaissez-vous Gérard Blondiot à ne pas confondre avec Christian Blondieau, dit Long Chris ! C’est de Lucky Blondo dont je vais vous parler. Au début des années 60 il passe ses soirées dans les boites de nuits de Saint-Germain-des-Prés ou il rencontre Eddy Mitchell et les Chaussettes Noires et les Pirates de Danny Logan. A 18 ans il décide de chanter du rock, mais sa douce voix de velours le classe dans les chanteurs de charme. Avec ses copains il forme son premier groupe sans se prendre au sérieux « Baby Gérard et les Schmolldus » qui fera un flop total. En 62 il enregistre un 45 Tours « Betty et Jenny » qui n’aura pas plus de succès. Il commencera par être connu du public la même année avec « Multiplication ». Il obtient la consécration avec « Jolie Petite Sheila » qui inspirera Annie Chancel pour son pseudonyme. Sa voix de crooner fait des ravages en interprétant « les roses rouges pour un ange blond » et « sur ton visage une larme » de Bobby Solo en 64. Il tentera un retour à la fin des seventies, ou en 77 à Nashville, il devient un des rare chanteur français à pouvoir enregistrer un 33 tours avec le groupe attitré d'Elvis Presley les « Jordanaires ». Ce dernier opus s’intitule « To Elvis from Nashville ». Un an plus tard, toujours à Nashville, Lucky Blondo enregistre un disque de reprises intitulé « ce vieux cow-boy » qui marquera la fin de sa carrière de chanteur. Il ne prend les choses au très sérieux et s’écarte peu à peu de la musique pour se lancer dans la publicité aux débuts des années 70. L’exemple le plus célèbre reste « Chez Casto, y'a tout ce qu'il faut … » pour Castorama. Vous le rencontrerez peut-être, si vous le reconnaissez, à Concarneau ou il passe une paisible retraite.