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La Rose Ecrite

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La Rose Ecrite

M
Madinx Imaginal

4 Views • Feb 20, 2026

Description

La Rose Ecrite

C'était l'époque où mon Grand Père
régnait sur quelques terres,
possédait encore des jardins,
parsemés de fleurs, de couleurs
aux milles et subtils parfums,
que venaient flirter
des papillons, des coccinelles,
se posant sur les boutons de pollen
comme des baisers sur la main des enfants
aux babines barbouillées de miel :
Invités tous autant
par la Reine des abeilles
à un goûter dans l'essain.

C'était l'époque
où mon Grand Père,
avait encore des jardins.
tour à tour l'été était dur et doux,
telle la mousse pousse sur le roc
au Nord des corons
aux destins souterrains.

C'était l'époque
où mon Grand Père
faisait d'un tout petit rien,
un tout, un grand festin,
où à table les sœurs
et les frères ne se chamaillaient
que pour un rien, du tout au bien.

C'était l'époque
où mon Grand Père
avait les mains dedans la terre,
dans le purin.

Des mains qui sortent des légumes sains,
comme le magicien fait apparaître
de son chapeau de paille, des lapins.

C'était l'époque où les poulailles
les volailles fermières, avant d'être plumées,
avaient pût profiter du grand air, du bon grain.

C'était l'époque
où mieux que d'en raconter des salades,
on en faisait pousser dans un coin du jardin,
de celles que l'on partage
entre amis en difficultés, entre voisins.
De ceux à qui l'on parle
sans arrières pensés, le cœur sur la main.

C'était l'époque
où mon Grand Père
portait sur son visage
le sourire sage et saint,
tout comme une fleur à la boutonnière
au bon présage d'un Dimanche matin.

C'était l'époque
où mon Grand Père
gardait dans un coin de sa tête un petit jardin.
Lui qui a connu la guerre,
elle, qui ne se souvient de rien.

C'était l'époque
où les chagrins, les misères
étaient bien plus qu'une ou qu'un.

C'était l'époque
où les petits et les grands malheurs d’hier,
étaient morts et enterrés
sous une pierre au fond du jardin.

Je dis bravo aux vieux sabots de paix,
eux qui dans l'allée traversant le jardin,
s'emmêlaient les jambes entre les pattes
d'un fidèle chien, qui à l'odeur suivait cet homme de bonne pâte,
cet homme de grand air,
cet homme bon comme le pain.

Je regrette Grand Père
que les seules fleurs
que je t'ai offertes
soient les chrysanthèmes
que je dépose sur ta tombe
au cimetière à chaque Toussaint.

C'est pourquoi,
j'ai écrit cette fleur pour Toi
comme une Rose, un bon Vin


Paroles de Christophe-PLOUVIN [Alias Madinx]
Mises en valeur (en musique & chanson)
en qualité d’Auteur~Poète~Parolier à « IMAGINAL »

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