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L'aventure iranienne d'Orange
Description
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Nicolas Barré, l’Iran s’ouvre et Orange négocie son entrée dans ce pays.
C’est historique. L’Iran sort lentement de son isolement Orange en effet discute en ce moment avec un opérateur mobile, filiale de l’opérateur historique iranien dans laquelle les Gardiens de la Révolution, c’est-à-dire l’élite militaire du régime, possèdent des intérêts. Donc vous imaginez bien : c’est délicat. Rien n’est encore fait. Se retrouver en affaire avec les Gardiens de la Révolution, ce n’est pas banal. Et par-dessus le marché, tous les faits et gestes des entreprises étrangères en Iran sont épluchés par Washington.
Pourtant les sanctions ont été levées mais les États-Unis restent volontairement ambigus. C’est la puissance impériale. Ils ont maintenu les sanctions liées au terrorisme, ce qui fait qu’on ne peut pas utiliser le dollar. Du coup, les grandes banques européennes qui ont une activité aux États-Unis n’osent pas prendre le risque de financer des contrats en Iran, de peur de rétorsions sur le marché américain. Les États-Unis sont très hypocrites : John Kerry, le chef de la diplomatie, a levé les sanctions mais le ministère de la Justice américain se réserve toujours le droit de poursuivre une entreprise étrangère qui ferait des affaires en Iran.
C’est une manière de contrôler le marché iranien sans le dire…
Oui et ça commence à agacer les Iraniens. On leur a vendu un deal dans lequel ils renonçaient au nucléaire et en échange, les sanctions étaient levées. Mais en réalité, les États-Unis font peser une telle menace sur les sociétés étrangères -et comme par hasard européennes- que rares sont celles qui osent s’aventurer là-bas. Donc elles y vont avec une prudence de Sioux. Ségolène Royal s’est d’ailleurs émue récemment, à juste titre, de ce contrôle américain. L’Iran est un marché très intéressant : 80 millions d’habitants, avec une importante classe moyenne et surtout un appétit d’ouverture très fort qu’il faut bien sûr encourager. Car on le sait bien, ouverture économique et ouverture politique vont souvent ensemble.
Retrouvez "L'édito économique" sur : http://www.europe1.fr/emissions/l-edito-economique
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C’est historique. L’Iran sort lentement de son isolement Orange en effet discute en ce moment avec un opérateur mobile, filiale de l’opérateur historique iranien dans laquelle les Gardiens de la Révolution, c’est-à-dire l’élite militaire du régime, possèdent des intérêts. Donc vous imaginez bien : c’est délicat. Rien n’est encore fait. Se retrouver en affaire avec les Gardiens de la Révolution, ce n’est pas banal. Et par-dessus le marché, tous les faits et gestes des entreprises étrangères en Iran sont épluchés par Washington.
Pourtant les sanctions ont été levées mais les États-Unis restent volontairement ambigus. C’est la puissance impériale. Ils ont maintenu les sanctions liées au terrorisme, ce qui fait qu’on ne peut pas utiliser le dollar. Du coup, les grandes banques européennes qui ont une activité aux États-Unis n’osent pas prendre le risque de financer des contrats en Iran, de peur de rétorsions sur le marché américain. Les États-Unis sont très hypocrites : John Kerry, le chef de la diplomatie, a levé les sanctions mais le ministère de la Justice américain se réserve toujours le droit de poursuivre une entreprise étrangère qui ferait des affaires en Iran.
C’est une manière de contrôler le marché iranien sans le dire…
Oui et ça commence à agacer les Iraniens. On leur a vendu un deal dans lequel ils renonçaient au nucléaire et en échange, les sanctions étaient levées. Mais en réalité, les États-Unis font peser une telle menace sur les sociétés étrangères -et comme par hasard européennes- que rares sont celles qui osent s’aventurer là-bas. Donc elles y vont avec une prudence de Sioux. Ségolène Royal s’est d’ailleurs émue récemment, à juste titre, de ce contrôle américain. L’Iran est un marché très intéressant : 80 millions d’habitants, avec une importante classe moyenne et surtout un appétit d’ouverture très fort qu’il faut bien sûr encourager. Car on le sait bien, ouverture économique et ouverture politique vont souvent ensemble.
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