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Israël viole la résolution 1701
Description
jeudi 19 octobre 2006, 21h31
Liban : l’emploi de la force contre les survols israéliens pourrait être envisagé, selon le général Pelligrini
NATIONS UNIES (AP) - Le général français Alain Pelligrini, commandant de la FINUL, a affirmé jeudi que les survols israéliens du territoire libanais étaient une violation de la résolution onusienne ayant mis fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah, et a estimé que l’emploi de la force pourrait être envisagé dans l’avenir si les tractations diplomatiques ne parvenaient pas à empêcher ces incursions.
Le général Pelligrini a expliqué au siège des Nations unies que la France avait déployé des missiles sol-air dans le sud du Liban, mais que, pour le moment, ces missiles ne pouvaient être utilisés qu’en cas de légitime défense pour protéger les soldats français servant dans la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).
Selon lui, de nouvelles règles d’engagement sont nécessaires afin d’autoriser le recours à la force pour empêcher les survols de l’aviation israélienne.
Le général Pelligrini a affiché son désaccord avec Israël, qui affirme que ces survols n’enfreignent pas la résolution 1701 de l’ONU. "Il s’agit de violations parce que vous avez un avion étranger qui franchit d’abord la Ligne bleue (frontière entre les deux pays définie par l’ONU, NDLR) et qui pénètre l’espace aérien libanais", a-t-il affirmé.
En vertu de la résolution 1701, a-t-il précisé, les soldats de l’ONU ont pour "tache officielle de surveiller la Ligne bleue, et un avion étranger qui franchit la Ligne bleue est une violation".
Selon le militaire français, les survols libanais sont la "principale préoccupation" de la FINUL, même si leur nombre a diminué récemment. "A l’heure actuelle, nous n’avons pas d’autres moyens d’empêcher ce genre de violations que le dialogue et les voies diplomatiques", a-t-il expliqué. "Si les moyens diplomatiques n’étaient pas suffisants, il faudrait peut-être envisager d’autres voies, on ne sait jamais".
Interrogé pour savoir si ces "autres voies" pourraient comprendre l’usage de la force, Alain Pelligrini a répondu : "c’est possible. C’est possible". "Je pense que cela pourrait être envisagé, cela dépendra des nouvelles règles d’engagement proposées et décidées ici", a-t-il ajouté.
A part ces survols, le général français n’a signalé aucune violation terrestre du cessez-le-feu. "A l’heure actuelle, nous n’avons détecté ou repéré aucune personne portant des armes illégales" dans la zone où est déployée la FINUL, entre le fleuve Litani et la frontière.
Alain Pelligrini a indiqué que la FINUL comptait actuellement 7.200 hommes, dont 1.500 engagés dans la force maritime commandée par l’Allemagne et chargée d’empêcher le trafic d’armes par les mers.
Le Conseil de sécurité a autorisé le déploiement de 15.000 soldats dans le cadre de la FINUL, mais le général Pelligrini a estimé qu’avec plus de 10.000 soldats libanais actuellement déployés dans le sud du pays, un tel contingent n’était pas nécessaire.
"Pour nous, à l’heure actuelle, il n’est pas nécessaire d’atteindre 15.000 hommes pour la FINUL et nous nous arrêterons avant, peut-être aux alentours de 10.000", a-t-il déclaré. "Nous verrons en fonction de la situation et des besoins". AP
Liban : l’emploi de la force contre les survols israéliens pourrait être envisagé, selon le général Pelligrini
NATIONS UNIES (AP) - Le général français Alain Pelligrini, commandant de la FINUL, a affirmé jeudi que les survols israéliens du territoire libanais étaient une violation de la résolution onusienne ayant mis fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah, et a estimé que l’emploi de la force pourrait être envisagé dans l’avenir si les tractations diplomatiques ne parvenaient pas à empêcher ces incursions.
Le général Pelligrini a expliqué au siège des Nations unies que la France avait déployé des missiles sol-air dans le sud du Liban, mais que, pour le moment, ces missiles ne pouvaient être utilisés qu’en cas de légitime défense pour protéger les soldats français servant dans la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL).
Selon lui, de nouvelles règles d’engagement sont nécessaires afin d’autoriser le recours à la force pour empêcher les survols de l’aviation israélienne.
Le général Pelligrini a affiché son désaccord avec Israël, qui affirme que ces survols n’enfreignent pas la résolution 1701 de l’ONU. "Il s’agit de violations parce que vous avez un avion étranger qui franchit d’abord la Ligne bleue (frontière entre les deux pays définie par l’ONU, NDLR) et qui pénètre l’espace aérien libanais", a-t-il affirmé.
En vertu de la résolution 1701, a-t-il précisé, les soldats de l’ONU ont pour "tache officielle de surveiller la Ligne bleue, et un avion étranger qui franchit la Ligne bleue est une violation".
Selon le militaire français, les survols libanais sont la "principale préoccupation" de la FINUL, même si leur nombre a diminué récemment. "A l’heure actuelle, nous n’avons pas d’autres moyens d’empêcher ce genre de violations que le dialogue et les voies diplomatiques", a-t-il expliqué. "Si les moyens diplomatiques n’étaient pas suffisants, il faudrait peut-être envisager d’autres voies, on ne sait jamais".
Interrogé pour savoir si ces "autres voies" pourraient comprendre l’usage de la force, Alain Pelligrini a répondu : "c’est possible. C’est possible". "Je pense que cela pourrait être envisagé, cela dépendra des nouvelles règles d’engagement proposées et décidées ici", a-t-il ajouté.
A part ces survols, le général français n’a signalé aucune violation terrestre du cessez-le-feu. "A l’heure actuelle, nous n’avons détecté ou repéré aucune personne portant des armes illégales" dans la zone où est déployée la FINUL, entre le fleuve Litani et la frontière.
Alain Pelligrini a indiqué que la FINUL comptait actuellement 7.200 hommes, dont 1.500 engagés dans la force maritime commandée par l’Allemagne et chargée d’empêcher le trafic d’armes par les mers.
Le Conseil de sécurité a autorisé le déploiement de 15.000 soldats dans le cadre de la FINUL, mais le général Pelligrini a estimé qu’avec plus de 10.000 soldats libanais actuellement déployés dans le sud du pays, un tel contingent n’était pas nécessaire.
"Pour nous, à l’heure actuelle, il n’est pas nécessaire d’atteindre 15.000 hommes pour la FINUL et nous nous arrêterons avant, peut-être aux alentours de 10.000", a-t-il déclaré. "Nous verrons en fonction de la situation et des besoins". AP
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