Description
Voici la fabuleuse histoire de « Monsieur 100 000 volts » qui est passé d’un chanteur encensé par la presse et son public pour finir traité de « ringard » par les médias. Vite passionné par la musique, il entre à l'âge de 9 ans au conservatoire de Nice. Il débute à 15 ans sous le nom de François Bécaud, quand pour auditionner dans un piano bar il doit porter une cravate, sa maman qui l’accompagne, découpe le bas de sa robe à poids pour lui faire une cravate. Il sera engagé et portera tout le reste de sa carrière une légendaire cravate à poids. La rencontre avec les paroliers Maurice Vidalin et Pierre Delanoë puis Louis Amade, sera déterminante pour son passage à la chanson. Il composera des chansons pour Edith Piaf dont « Je t'ai dans la peau ». Devenus ses amis, les trois auteurs écriront de nombreux tubes pour celui qui deviendra une idole des jeunes bien avant Johnny Hallyday. C’est en 1952 que Gilbert François Silly prend définitivement le nom de Gilbert Bécaud. Il enregistre en 1953 ses deux premiers disques, « Mes Mains » et « Les Croix ». En février 1954, il est choisi par Bruno Coquatrix, le nouveau propriétaire de l'Olympia, pour passer en vedette américaine et est propulsé en vedette l’année suivante. Le 17 février 1955, lors d'une séance en matinée, il déchaîne l'enthousiasme délirant de jeunes spectateurs qui, emportés par l'énergie de « Monsieur dynamite », détériorent la salle en cassant les fauteuils. Sa voix chaude et profonde, capable de chanter sur plusieurs registres, drôle ou émouvant, il se glisse dans la peau de personnages très divers selon l'inspiration pour devenir un showman parfait. Il enchaine les tournées et les galas, en France comme à l'étranger et multiplie les disques d’or. Chaque année, il donnera parfois jusqu'à 250 concerts sur toutes les scènes du monde. De plus, il ne cesse de composer et avec la complicité de ses trois auteurs favoris, il crée et enregistre sans relâche. Une discographie impressionnante durant deux décennies : « Je t'appartiens » (1955) qui deviendra « Let It Be Me », «Alors raconte» (1956), « Les Marchés de Provence » (1957), « C'est merveilleux l'amour » (1958), « Pilou… Pilou… hé » (1959), « Tête de bois » (1960), « Et maintenant » (1961) qui deviendra « What Now My Love », « L'Opéra d'Aran » (1962) « Un Dimanche à Orly » (1963), « Nathalie » (1964), « Quand il est mort le poète » (1965), « l’orange » (1966), « L'Important c'est la rose » (1967), « le rideau rouge » (1968), « Bécaud » 1969), « La Solitude ça n'existe pas » (1970), puis plus tard « c’est en septembre ». Il multiplie les expériences de compositeur et signe même, avec un certain succès, un opéra lyrique, L'Opéra d'Aran. Les années soixante-dix verront le déclin de sa carrière. Un rythme effréné de travail et ses habitudes de gros fumeur commencent à l'user physiquement. Sa voix s'en ressent. Si son public lui demeure très fidèle, il ne se renouvelle pas suffisamment. Malgré tout il continue inlassablement les tournées