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AS : Plus-Net 01
Description
Depuis le 21 octobre, 25 salariés sans papiers de Plus-Net vivent au 4, rue Girard à Montreuil, pour obtenir des promesses d’embauche de leur employeur, coup de pouce indispensable pour obtenir un titre de séjour. « Cela fait un an que nous tentons de négocier avec notre direction, mais ils refusent », soupire le délégué, qui dénonce « les années d’exploitation » subies avec ses collègues. « Plus-Net nous faisait signer des contrats de quatre-vingt-six heures par mois alors que nous en faisions près de deux cents, pour des salaires inférieurs à 1 200 € », explique le porte-parole.
Selon les salariés, Plus-Net, qui réalisait 80 % de ses chantiers sous les ordres du grand groupe de BTP Bouygues, ne se cantonnait pas au nettoyage. « Démolition, marteau-piqueur, béton, on était bons à tout faire ! » assure Yatera, dans la société depuis 2004. « Dernièrement, sur le chantier d’une clinique à Longjumeau (Essonne), on embauchait à 8 heures et on travaillait jusqu’à minuit. On dormait comme on le pouvait sur le chantier avant de redémarrer le lendemain, dès 8 heures ! » poursuit Arouna.
Pour l’heure, les négociations sont au point mort. Arouna Traoré explique même ne pas avoir de nouvelles de son patron depuis novembre. A l’union locale CGT qui les épaule, Richard Delumbée espère des avancées prochaines. « Mi-décembre, nous avons demandé à la préfecture l’organisation d’une table ronde avec la Direction départementale du travail et de l’emploi (DDTE) et leur patron, mais nous n’avons pas de nouvelles », s’impatiente le syndicaliste. La direction de Plus-Net, qui a déserté les locaux du siège, reste aujourd’hui injoignable.
Le Parisien
Selon les salariés, Plus-Net, qui réalisait 80 % de ses chantiers sous les ordres du grand groupe de BTP Bouygues, ne se cantonnait pas au nettoyage. « Démolition, marteau-piqueur, béton, on était bons à tout faire ! » assure Yatera, dans la société depuis 2004. « Dernièrement, sur le chantier d’une clinique à Longjumeau (Essonne), on embauchait à 8 heures et on travaillait jusqu’à minuit. On dormait comme on le pouvait sur le chantier avant de redémarrer le lendemain, dès 8 heures ! » poursuit Arouna.
Pour l’heure, les négociations sont au point mort. Arouna Traoré explique même ne pas avoir de nouvelles de son patron depuis novembre. A l’union locale CGT qui les épaule, Richard Delumbée espère des avancées prochaines. « Mi-décembre, nous avons demandé à la préfecture l’organisation d’une table ronde avec la Direction départementale du travail et de l’emploi (DDTE) et leur patron, mais nous n’avons pas de nouvelles », s’impatiente le syndicaliste. La direction de Plus-Net, qui a déserté les locaux du siège, reste aujourd’hui injoignable.
Le Parisien
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